Promenades, balades, randonnées

Histoire des promenades

Promenades vertes et liaisons inter-quartiers

Quelle ville ne cherche pas, de nos jours, à valoriser ses cours d'eau en aménageant les rives et en les ouvrant aux promeneurs. Cette démarche a été initiée à Nantes dès les années 70, avec une phase très complexe d'acquisitions de parcelles, les propriétaires riverains plus que réticents ne voulant pas perdre leur accès à l'eau.

Au fil des négociations et des déclarations d'utilité publique, des continuités se sont mises en place, confortées par des aménagements spécifiques.

Pour deux des rivières, le Cens sur 2,6 km et la Chézine 2,13 km, les promenades ont pu être assez rapidement ouvertes. La promenade de Chézine permet de relier le centre-ville à la commune voisine de Saint-Herblain, où l'aménagement se prolonge. La promenade du Cens réalise une liaison intercommunale avec Orvault, desservant un certain nombre d'équipements publics (Parc de la Gaudinière, camping municipal, piscine, patinoire, université).


A la même époque, la Ville de Nantes a engagé deux autres projets encore plus ambitieux. Il s'agissait de la rive droite de la Sèvre (3,5 km) et surtout de l'Erdre, avec une promenade de 5 km sur la rive droite et 10 km sur la rive gauche. Là, le nombre des acquisitions dépassait la centaine, avec quelques points durs liés au statut juridique de l'Erdre, rivière pour laquelle la servitude de marchepied n'existait pas. Rives instables, escarpements rocheux, zones naturelles protégées, il a fallu composer avec toutes ces contraintes, dont certaines ont eu des incidences financières non négligeables. Aujourd'hui les deux promenades sont mises en service sur toute leur longueur.

La difficulté de réalisation des équipements précédents ne doit pas faire passer sous silence d'autres réalisations telles que la promenade de Loire, la promenade du Gesvre ou celle de la Conardière, pour lesquelles les problèmes liés à la domanialité ou à la technique ont été résolus plus facilement.

Le bilan des promenades nantaises ouvertes à ce jour au public est proche de 50 kilomètres, et les potentialités : ruisseaux des Mares, de la Botardière, du Charbonneau, laissent entrevoir des extensions dans les ann&e'es à venir.

L'exploitation des talwegs aménageables arrivera à son terme, mais il restera à anastomoser ces différentes antennes en créant un maillage de liaisons piétonnes vertes.

La Conardière Sèvre
Vues des promenades de la Conardière et de Sèvre