Collections végétales

Ferdinand Favre

Dessin Ferdinand FavreIllustration Camellia Henri Favre
Camellia Henri Favre


Descendant d'une vieille famille bressane réfugiée en Suisse au moment de la révocation de l'Édit de Nantes, Abraham Ferdinand Favre, dit Favre Petit Pierre, est né à Couvet, canton de Neufchâtel en 1779. La famille Favre s'installa à Nantes en 1789.
Le jeune Ferdinand, après une jeunesse mouvementée, gravit tous les échelons de la hiérarchie sociale. Il devient Maire de Nantes de 1832 à 1848, époque à laquelle il est élu Député. En 1851, Ferdinand Favre est à nouveau élu Maire, Sénateur en 1857.
Cette vie politique ne lui fait pas négliger pour autant ses affaires personnelles « d'import-export » qui semblent avoir été florissantes. On peut penser que l'ensemble de ces activités devait suffire à occuper l'emploi du temps de Ferdinand Favre ; il n'en est rien, car cet homme éclairé était passionné par les fleurs.

Au cours d'un voyage à Gand, il découvre le camélia et s'enthousiasme aussitôt pour cette « Rose du Japon ».
En 1806, il fait venir à grands frais d'Angleterre les premières graines et commence la culture. Le camélia était à l'époque une plante d'orangerie, mais Ferdinand Favre eut l'intuition que le climat nantais devait lui permettre de se développer en plein air, sous réserve d'accoutumer et de sélectionner les sujets les plus résistants.
Quarante années de travail acharné, obscur, entêté, vont progressivement voir leur aboutissement en 1857 : on compte plus de 250 000 pieds de camélias à Nantes.
Pendant que Ferdinand Favre, véritable missionnaire, distribue à ses hôtes et à ses invités de jeunes pieds de camélia, les amateurs et les professionnels se piquent au jeu et les cultures, les sélections, les hydridations se multiplient, aboutissant à la création de nombreuses variétés présentées et primées dans les concours.
Ferdinand Favre participe aussi à ces compétitions et certaines de ses créations figurent dans la nomenclature et sont encore cultivées ; citons pour mémoire, les variétés « Henri Favre 1841 » et « Mademoiselle Marie Barrat 1862 ».
Face à cette explosion et pour répondre à l'engouement des amateurs et des professionnels, Ferdinand Favre voulut donner au camélia un temple digne de lui.

C'est ainsi que commença la collection du Jardin des Plantes. Sans cesse enrichie , elle participe à la notoriété de Nantes, bien au-delà de nos frontières.
Merci Monsieur Favre !...