Parcs et jardins

Plan en relief

Vanilla pompona Schiede Vanille
© Seve - Vanilla pompona Schiede Vanille
  • Le maire Colombel reconstitue la commission de surveillance et menace de faire suspendre les travaux. Ecorchard proteste énergiquement ; il dénonce les malveillances dont il est l'objet "l'intrigue ne peut supporter la lumière, il faut rejeter le honteux déguisement de l'accusation affublée du voile de la médisance" et demande un délai de grâce de 15 à 20 jours. La meilleure façon de faire taire les médisants n'est-elle pas de terminer l'oeuvre ? Il réfute l'autorité de la commission de surveillance, celle-ci n'étant pas régulièrement constituée. Passant outre les procédures habituelles, Ecorchard en appelle directement au maire à qui il adresse son projet de budget ; cette transgression de la voie hiérarchique lui vaut un rappel à l'ordre.
  • Pendant cette période de crise, l'horticulture ne perd pas ses droits ; de nouvelles plantes venant de Bourbon et de Guyane sont mises en culture. La collection de camellias est enrichie de 120 plantes livrées par M. Bahuo ; en outre, la ville accepte d'acheter une partie des plantes de la collection de M. Mellinet au décès de celui-ci.
  • Les rapports ne s'améliorent pas avec Driollet. Celui-ci à la suite d'une nouvelle visite au jardin, écrit au maire le 10 Juin 1849 "Monsieur Le Directeur n'en fait qu'à sa tête ; je souhaite être déchargé de la responsabilité du Jardin des Plantes." Ceci n'est pas pour déplaire à Ecorchard qui écrit à son tour au maire, se déclarant prêt à assumer toute la responsabilité du jardin, conforme "à quelques détails près", au plan de 1847. Il faut rappeler que celui-ci constituait déjà un compromis par rapport au plan initial de Driollet. Il semble bien que cette fois Ecorchard ait modifié sans vergogne tous les tracés qui dérangeaient son propre projet.
  • On ne peut s'étonner dans ces conditions que le Conseil Municipal rechigne à accorder des crédits supplémentaires. Pour obtenir gain de cause, Ecorchard fait parallèlement continuer les travaux et exécuter un plan en relief. Pour mieux convaincre les élus, il les invite à se déplacer sur les lieux et faire leur propre jugement. Le 29 Octobre 1849, la cause est entendue ; le Conseil Municipal approuve le plan en relief et les devis correspondants. En plus des terrassements et des rocailles, d'importantes plantations sont prévues (400 arbres, 3.000 arbrisseaux et 400 plantes vivaces.
  • Ces travaux marquent l'achèvement de la partie médiane du jardin qui est ouverte au public en Mars 1854.