Parcs et jardins

Hectot succède à Lemeignen

Hectot
© Seve Jean Alexandre Musculus Hectot
  • Quand Hectot prend la succession de Lemeignen, la situation est moins brillante que jamais. îl fait lui-même l'inventaire de ce que son prédécesseur lui a légué. "Je récupérais, en tout et pour tout, quelques instruments aratoires, une cinquantaine d'espèces de plantes en pots, environ 150 de pleine-terre, plus une boîte de graines reçue du Jardin Royal de Paris."
    Devant cette pénurie, Hectot fait l'avance des fonds nécessaires à l'établissement. "j'avoue que sans l'amour de la botanique j'aurais tout abandonné par la gêne où cette chose me mettait".
    Ses propres cultures et les échanges faits avec les autres jardins botaniques lui permettent bientôt de constituer une collection "riche pour une ville de province". Faute de locaux suffisants, Hectot hiverne ses végétaux fragiles dans les serres du Jardin des Apothicaires dont il a toujours la responsabilité.
  • En 1806, comme dans les autres grandes villes de France, le lycée est enfin mis en place et, comme Hectot le craignait, on le prie de déménager son jardin. îl ne lui reste d'autre solution que de passer de l'ancien potager dans l'enclos voisin. Le Jardin des Plantes est maintenant à son emplacement définitif.
    Le second jardin, strictement consacré à la botanique, a duré moins de dix ans. On peut localiser son emplacement au niveau de la cour de récréation du Lycée Clémenceau