Claude Ponti au jardin

Le jardin Kadupo

La chandelle verte
Dessin : Claude Ponti

La chandelle verte

Une sphaigne
sphagnaceae ascenseurae
Exemple remarquable de mimétisme végétal, la Chandelle verte imite à la perfection un Epicéa de Sibérie pour décourager son prédateur principal, le raton peureur, Rattus Ridiculotrouillus, micro rongeur végétarien qui a un vertige souvent mortel dès qu’il se dresse sur ses pattes arrières. Il est donc incapable de monter dans la sphaigne Chandelle verte et de lui dévorer les feuillettes et tigelles dont il raffole.

La chandelle verte est très rare. Cet exemplaire a été découvert par Albertine Jarie, lors de son voyage de noces en Sibérie Ornementale. C’est en suivant l’étrange piste composée de rattons peureurs suicidés par dégoût de la vie et overdose de vertige, qu’elle découvrit ce pseudo arbre.

Comme toutes les sphaignes et les carpes Hédième, la chandelle verte a une croissance infinie. Impossible de savoir quelle hauteur ou altitude elle peut atteindre. Contrairement à ses semblables, elle ne meurt pas à sa base pendant que ses extrémités croissent. La chandelle verte est heureusement rarissime, sinon elle envahirait la planète et même au-delà. On en connaît 77 exemplaires en tout et pour tout.